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06/08/2015

Le blog prend ses quartiers d’été

A partir d’aujourd’hui, le blog prend ses quartiers d’été…mais je reste sur le pont !
Eh oui, c'est l'été,
Quelle belle période pour vous reposer, faire le plein d'énergie pour votre corps et vos neurones.
Pour la rentrée, de nouveaux articles sont en préparation, je vous remercie de votre fidélité et j’aurai plaisir à vous retrouver mardi 1er septembre 2015.
Dans l’attente, je vous souhaite un très bel été ! en musique, avec la chanson de Bernard PIALAT « mets de l’eau dans ton radiateur ».


BONNES VACANCES A TOUS.


Bien à vous


Votre dévoué
Patrick MANCA

 

 

15/01/2015

La liberté de penser est-elle inaliénable ?, suite

 

-Qu'est-ce que la propagande ? Comment et par quels moyens est-elle mise en place ?


1- Définition


 En latin, propaganda est l’adjectif verbal de propagere signifiant littéralement ce qui doit être propagé.


La propagande est une action exercée par le pouvoir politique sur l'opinion public pour faire accepter certaines idées notamment dans le domaine politique, social et religieux. Comme la censure celle-ci est dirigée par le gouvernement et a pour but de faire passer une idée et la faire adopter par tous.


C'est le fait d'influencer, par des actions ostentatoires et souvent directes, la faculté de décider des individus, et les orienter dans le sens où l'on veut les mener. Ce système d'oppression peut-être caractérisé par une forte volonté de pouvoir et de d'asservitude par celui qui l'utilise.


La propagande complète la censure, car elle opère dans le même but, c'est à dire de contrôler les gens mais par influence, sélection et modification des informations annoncées, tandis que la censure la supprime. C'est une maîtrise partielle ou totale de l'information. On peut aussi dire que la censure va créer un manque ou besoin d'information que la propagande va combler.


2-Techniques de propagande


 Il y a plusieurs façons de pratiquer la propagande, selon le but, la personne qui l’emploie et la personne pour qui elle est destinée. Dans la plupart des cas, il s’agit d’argumentations fallacieuses, ce qui veut dire qu’elles paraissent justes et logiques alors qu’au fond elles ne sont pas valides. Ces argumentations sont menées de façon psychologiques ou déterminatives, c’est-à-dire que celui qui diffuse la propagande peut agir de façon rhétorique ou émotionnelle. Il faut savoir que les stratégies de diffusion de l’information ne deviennent des stratégies de propagande qu’à partir du moment où elles diffusent effectivement des messages de propagande.


Voici quelques exemples de méthodes utilisées, la plupart relevant du domaine émotif de l'individu :


Bouc émissaire : en jetant l'anathème sur un individu ou un groupe d'individus, accusés à tort d'être responsables d'un problème réel (ou supposé), le propagandiste peut éviter de parler des vrais responsables, et n'a pas à approfondir le problème lui-même.


La peur : un public qui a peur est en situation de réceptivité passive, et admet plus facilement l'idée qu'on veut lui inculquer. Par exemple, Joseph Goebbels a exploité la phrase de Théodore Kaufman, « l'Allemagne doit périr ! », pour affirmer que les Alliés ont pour but l'extermination du peuple allemand.


Témoignage : les témoignages sont des mentions, dans ou hors du contexte, particulièrement cités pour soutenir ou rejeter une politique, une action, un programme, ou une personnalité donnée. La réputation (ou le rôle : expert, figure publique respectée, etc.) de l'individu est aussi exploitée. Les témoignages marquent du sceau de la respectabilité le message de propagande.


Effet moutonnier : cet appel tente de persuader l'auditoire d'adopter une idée en insinuant qu'un mouvement de masse irrésistible est déjà engagé ailleurs pour cette idée. Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs que dans la minorité qui sera écrasée, cette technique permet de préparer l'auditoire à suivre le propagandiste.


Redéfinition, révisionnisme : consiste à redéfinir des mots ou à falsifier l'histoire de façon partisane.


Obtenir la désapprobation : cette technique consiste à suggérer qu'une idée ou une action est adoptée par un groupe adverse, pour que l'auditoire désapprouve cette idée ou cette action sans vraiment l'étudier. Ainsi, si un groupe qui soutient une politique est mené à croire que les personnes indésirables, subversives, ou méprisables la soutiennent également, les membres du groupe sont plus enclins à changer d'avis.


Généralités éblouissantes et mots vertueux : les généralités peuvent provoquer une émotion intense dans l'auditoire. Par exemple, faire appel à l'amour de la patrie, au désir de paix, à la liberté, à la gloire, à la justice, à l'honneur, à la pureté, etc., permet de tuer l'esprit critique de l'auditoire. Même si ces mots et ces expressions sont des concepts dont les définitions varient selon les individus, leur connotation est toujours favorable. De sorte que, par association, les concepts et les programmes du propagandiste seront perçus comme tout aussi grandioses, bons, souhaitables et vertueux.


Imprécision intentionnelle : il s'agit de rapporter des faits en les déformant ou de citer des statistiques sans en indiquer les sources. L'intention est de donner au discours un contenu d'apparence scientifique, sans permettre d'analyser sa validité ou son applicabilité. Ces imprécisions peuvent se glisser dans le système juridique, sous forme d'un droit mou, poussant à la communication en vue d'obtenir des informations, tout en influençant l'opinion publique.


Transfert : cette technique sert à projeter les qualités positives ou négatives d'une personne, d'une entité, d'un objet ou d'une valeur (un individu, un groupe, une organisation, une nation, un patriotisme, etc.) sur un tiers, afin de rendre cette seconde entité plus (ou moins) acceptable. Cette technique est utilisée, par exemple, pour transférer le blâme d'un camp à l'autre, lors d'un conflit. Elle évoque une réponse émotive qui stimule la cible pour qu'elle s'identifie avec l'autorité reconnue


Quidam : pour gagner la confiance de son auditoire, le propagandiste emploie le niveau de langage et les manières (vêtements, gestes) d'une personne ordinaire. Par projection, l'auditoire est aussitôt plus enclin à accepter les positions du propagandiste, puisque celui-ci lui ressemble.


Conclusion.


Les révolutionnaires se sont battus contre la censure pour une véritable liberté d’expression. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 intéresse donc la liberté de pensée et de l’opinion. Une telle liberté est essentielle dans une société démocratique.


D’une certaine façon, nous pouvons donc bien dire dès maintenant qu’il y a identité entre la liberté de la pensée et la démocratie – et que le débat public est à sa racine.


Et pourtant, nous ne sommes pas au bout de nos peines : si nous voulons vraiment comprendre en quoi la démocratie est bien démocratique, c’est-à-dire en quoi elle assure bien la liberté de penser individuelle – car il n’y en a pas d’autres –, il faut montrer que l’essence même du débat public se tient au cœur de la pensée de chacun. Il ne suffit pas en effet d’instaurer des procédures de débat public et des consultations pour voir triompher la rationalité démocratique !


Patrick MANCA
Votre conseiller municipal d’opposition

Mon pays de Bernard PIALAT. Auteur/Compositeur/Interprète