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10/11/2016

les Mages : le Maire sème le vent et récolte la tempête

conseiller municipal patrick manca 30960 les mages

 

Affaire Bernard PIALAT/Municipalité

Le tribunal administratif

DECIDE

Article 1er : La commune des mages est condamnée à verser à M. Pialat la somme de 500 euros en réparation des préjudices qu’il a subis du fait de l’emprise irrégulière affectant son terrain

Jugement complet : T-A-Pialat-Municipalité.pdf

Aux mages, les habitants qui ne font pas allégeance au Seigneur-Maire sont considérés par lui comme gibier des fourches patibulaires.

Ecoutez cette belle histoire. Le Moyen-âge au milieu du XXI ème siècle.

Il était une fois un manant (du latin "manere", demeurer, habiter) des Mages qui, comme d'autres, n'avait pas fait allégeance au Seigneur-Maire.

Ce manant avait un terrain contigu au domaine seigneurial. "Je vais profiter de cette contigüité pour fabriquer une querelle dont j'ai le secret et pour lui faire voir, ainsi qu'à l'ensemble des manants, qui est le seigneur ici-bas!"

Alors, le seigneur s’appropria une partie de parcelle pour agrandir le chemin et ainsi donner accès à un membre de sa cour ( Mr Champetier ancien adjoint au maire ), aux dépends du manant ( Mr Bernard PIALAT)

Il commença à faire crier sur les places du village que le manant avait empiété sur le domaine seigneurial.

C’est bien connu en politique on rejette la faute sur les autres.

Puis il dépêcha les experts, les géomètres… pour faire condamner le manant récalcitrant, disant haut et fort qu'il le briserait.

Se frottant les mains par avance, il fit réparer les fourches patibulaires par l'abondant personnel de la seigneurie. Le gibet des Mages est sur la route des Tronquises, près de la D 132. Ainsi, les manants peuvent voir depuis leurs maisons les corps des suppliciés se balancer au vent d'ouest.

Après une croisade de plus de six années le manant n’avait nullement l’intention d’abdiquer et après avoir rencontré un élu à la cour (Patrick Manca ), il émit une doléance auprès du tribunal administratif .

Malgré l’avocat à la cour (représentant le maire et sa majorité), rien n’y fît, le verdict tomba, le président du tribunal administratif donna raison au manant

De fait la justice n'avait que faire de ce seigneur vindicatif et fit mettre un genou à terre à sa seigneurie.

Non seulement elle ne condamna pas le manant, mais elle jugea contre toute attente que sa terre allait bien au-delà de ce qu'il pensait lui-même, et s'étendait même sur une parcelle que tous pensaient appartenir au domaine seigneurial depuis un temps immémorial.

Le seigneur, ulcéré par une telle affirmation, demanda que l'on vienne témoigner de cet usage ancestral. Quelques uns obéirent à cet ordre (sa petite basse-cour).

Las, rien n'y fit : le tribunal confirma les nouvelles limites de propriété du manant.

Combien cela a coûté à la commune des mages ?

Quittons le récit et calculons le coût pour la collectivité de l'acharnement inutile du Maire.

  • Pour l'expertise judiciaire non connu,
  • les honoraires de l'expert géomètre (mandaté par le maire), pour un montant non connu,
  • 500 € au titre de réparation des préjudices
  • les honoraires de l'avocat pris par le Maire, pour un montant non connu.

Que des dépenses inutiles.

Avec un tour de passe-passe, sa seigneurie a essayé vainement de faire du tort encore une fois à l'un de ses sujets.

Cela n’étant qu’une 1ère étape le manant compte bien terrasser le seigneur en le sommant d’acheter à sa juste valeur le terrain accaparé illégalement, ou alors le manant se verra obligé de reprendre en totalité son bien, rendant impossible le passage pour un membre de la cour, Mr Champetier.

Cette histoire montre que même un seigneur et sa majorité peuvent être mis à mal

Oyez, oyez braves gens, que désormais on se le dise et que cela fasse jurisprudence.

 

Une belle affaire de plus pour les finances communales, déjà mises à mal par la majorité

Le seigneur, mauvais perdant, ne voulant pas exécuter la condamnation, le manant a écrit à Mr le préfet en le sommant de faire appliquer la sentence, conformément aux lois en vigueur

Lettre préfet  :lettre-de-demande-d-execution-sous-astreinte - Copie.pdf

Le maire - et lui seul - a semé le vent ; une fois de plus il a récolté ce qu'il semé.

Celui qui pense que tous les moyens sont bons, et agit selon ce principe, ne mérite pas le respect de ses concitoyens

Patrick MANCA

Conseiller municipal constructif

A suivre

 

 

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