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17/11/2015

Ce qu'il faut savoir sur les régionales 2015

Les élections régionales auront lieu les 6 et 13 décembre 2015 en France Métropolitaine, Corse, Guadeloupe, Guyane, Martinique et Réunion.
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A partir du 1er janvier 2016, en application de la loi 2015-29 du 16 janvier 2015, la France sera organisée en 13 régions métropolitaines créées à partir des 22 anciennes dont certaines ont fusionné, sans modification des départements qui les composent.


La réforme territoriale a pour objectif de rendre l’État plus efficace en renforçant les capacités de pilotage stratégique au niveau des grandes régions.


Elle s’accompagne d’une modernisation de la fonction publique, avec comme objectifs l’amélioration de la qualité du service public, son accessibilité dans tous les territoires et le renforcement de la cohésion sociale territoriale.


Quel sera le rôle des régions ?


La loi Notre (Nouvelle organisation territoriale de la République), votée en première lecture au Parlement, entend clarifier les compétences entre les différentes collectivités territoriales. Le secrétaire d'Etat à la réforme territoriale, André Vallini, la résume ainsi : « Aux régions, l'économie ; aux départements, la solidarité ; au bloc communal, les services de proximité. »


Les parlementaires ont confirmé cette vision en supprimant la clause de compétence générale pour les départements et les régions, qui permettaient à chaque collectivité de financer n'importe quel domaine.
Si le texte n'est pas modifié en seconde lecture, les régions auront ainsi les compétences suivantes :


• Développement économique
• Gestion des fonds européens
• Formation professionnelle, apprentissage et coordination des politiques des acteurs de l'emploi (hors Pôle Emploi)
• Lycées
• Environnement
• Adaptation locale des lois potentiellement « régionalisables » (comme pour la loi sur l'eau en Bretagne)
Compétences partagées :
• Aménagement du territoire : grands équipements, zones d'activité (l'attribution des parcelles reste à l'échelon communal)
• Transport : TER, cars interurbains et scolaires (les transports urbains restent à l'échelon communal)
• Tourisme
• Aide aux entreprises
• Culture
• Sport


Les régions n'ont finalement pas obtenu la gestion des routes départementales et des collèges, qui restent confiés aux départements.


Pour qui vote-t-on en décembre prochain ?


Les conseillers régionaux sont élus sur des listes de candidats comportant des sections départementales, ce qui permet à chaque département d’être représenté au sein de l’assemblée régionale.
Ils sont élus pour six ans.


Seront ainsi élus :
• Les 1671 conseillers régionaux des 12 nouvelles régions métropolitaines (hors Corse)
• Les 51 membres de l’Assemblée de Corse, qui sont élus selon un mode scrutin spécifique
• Les 41 conseillers régionaux de la Guadeloupe et les 45 conseillers régionaux de la Réunion
• Les conseils régionaux et généraux de Guyane et de Martinique seront remplacés à l'occasion des élections régionales de 2015 par une collectivité territoriale unique dans chacun de ces territoires
Pourquoi vote-t-on en décembre ?


En 2015, les élections régionales ont lieu les 6 et 13 décembre afin de s'adapter à la réforme territoriale (loi du 16 janvier 2015).
Ainsi, au 1er janvier 2016 (date d'entrée en vigueur de la réforme), le nombre de conseillers élus correspondra au nombre de régions.


Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées (158 élus)
Nombre de candidats par section départementale :
Ariège 6
Aude 12
Aveyron 10
Gard 22
Haute-Garonne 38
Gers 7
Hérault 32
Lot 7
Lozère 4
Hautes-Pyrénées 9
Pyrénées-Orientales 15
Tarn 13
Tarn-et-Garonne 9

 

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Régionales : ça chauffe en Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées !


Deux têtes de liste inédites vont s'affronter pour le fief de Georges Frêche et Martin Malvy, une nouvelle grande région de 6 millions d'habitants.


Ce sera l'un des matches les plus passionnants des prochaines élections régionales. Par l'enjeu, d'abord : il s'agit de régner sur un nouveau territoire de 6 millions d'habitants. Un bloc stratégique sur les plans géographique, économique et politique, destiné à intégrer le club des grandes régions, telles que Paca, Rhône-Alpes et la Catalogne espagnole voisine. Un territoire marqué par deux grands seigneurs de la politique : Georges Frêche, "l'empereur" du Languedoc-Roussillon, et Martin Malvy, qui préside à la destinée de Midi-Pyrénées depuis 1998. Une grande région qui rayonne sur le plan européen - voire mondial - dans les secteurs de l'aéronautique, de la santé, de la recherche et du savoir - grâce à ses universités, les plus anciennes d'Occident -, sans parler du tourisme et de l'histoire, évidemment.


Valls confirme que Toulouse sera bien la capitale régionale Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées
Le Premier ministre a mis fin au secret de polichinelle. Cinq administrations régionales dont le Rectorat et l'ARS sont promises à Montpellier.


C'était une évidence depuis le début, c'est désormais une réalité. Toulouse dont le poids démographique et économique est supérieur à Montpellier sera bien la capitale de la future grande région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées. En conseil des ministres, le Premier ministre Manuel Valls a révélé le secret de polichinelle en officialisant le nom des capitales des 13 nouvelles régions (Lille, Rouen, Paris, Strasbourg, Rennes, Nantes, Orléans, Dijon, Bordeaux, Lyon, Toulouse, Marseille, Ajaccio).


Ce qui reste à Montpellier


Si en récupérant la Préfecture de région mais aussi les directions régionales des Finances, de l'Agriculture (Draaf), de l'Environnement (Dreal), des entreprises et de la consommation (Direccte), Toulouse se taille la part du lion.
Pascal Mailhos et Pierre de Bousquet, les préfets des deux régions, ont confirmé que Montpellier conserverait plusieurs administrations. A savoir le Rectorat coordinateur, l'Agence régionale de santé (ARS), les directions régionales de la jeunesse et des sports (DRJSCS), des affaires culturelles (Drac) et la Chambre régionale des comptes.


La préfecture implantée à Toulouse


De son côté, Toulouse obtient entre autres la préfecture de région, l’aménagement du territoire, le logement, les finances et la direction de l’alimentation.

 

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